Réuni du 21 au 23 avril à Bruxelles, le Bureau Exécutif mondial de l’Internationale de l’Éducation (IE) a adopté à l’unanimité une résolution urgente intitulée « Appel à un cessez-le-feu immédiat et durable et à la protection des étudiant·es et des travailleuses et travailleurs de l’Éducation au Moyen-Orient ».

Catastrophe humanitaire et éducative

Dans ce conflit, les établissements scolaires ne sont pas épargnés par les bombardements. Le premier jour de l’agression americano-israélienne contre l’Iran a été marqué par le décès de 150 élèves et enseignant·es dans l’attaque de l’école de Minab. Les collègues continuent d’être pris en étau entre les bombardements occidentaux et la répression du régime iranien qui a arrêté près de 400 enseignant·es en raison de leur activité militante. Au Liban, parmi le million de déplacé·es, on compte 390 000 élèves et 4000 collègues. Dans le sud du pays, les écoles qui ne sont pas détruites sont transformées en abris. Au Liban, en Palestine ou en Syrie les salaires des enseignant·es sont largement diminués ou ne sont plus versés. Loin d’être des crises isolées, les témoignages qui nous parviennent dressent le tableau d’une catastrophe régionale unique et interconnectée.

Pression politique

La direction de l’IE exige un cessez-le-feu immédiat et durable, le plein respect du droit international et du droit international humanitaire. Elle réaffirme que les établissements d’enseignement doivent être protégés et ne doivent en aucun cas être pris pour cible. Elle appelle également à garantir la continuité de l’apprentissage et la protection des systèmes éducatifs dans les contextes de crise.

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