Les entreprises qui utilisent les technologies au service de l’Éducation et de la formation, appelées communément EdTechs, ont beaucoup investi ces dernières années pour inonder le monde de l’éducation d’Intelligence artificielle (IA). Son déploiement est plus ou moins avancé en fonction des pays. En France, le ministère a publié en juin dernier un cadre d’usage de l’IA largement désapprouvé lors du CSE de mai. En Irlande, l’enseignement supérieur s’appuie sur une échelle d’évaluation à cinq niveaux autorisant ou pas l’utilisation de l’IA, mais le secondaire attend depuis près de deux ans des lignes directrices. En revanche, au Danemark, en Finlande, en Estonie ou aux Pays-Bas, les gouvernements ont produit des lignes directrices permettant à l’IA de se déployer dans le système éducatif, y compris parfois avec des fonds publics.
L’humain d’abord
L’enjeu est à la fois environnemental et démocratique. Face à ce « dernier avatar énergivore de l’automatisation » (Resnikoff), les syndicats européens rappellent unanimement que la technologie est au service de l’Éducation et non le contraire. Réunis les 7 et 8 octobre à Copenhague par le CSEE, ils s’inquiètent du contrôle des données et réclament des politiques transparentes, détachées des intérêts privés, correctement réglementées et des conditions de travail non dégradées. « Un monde numérique implique une citoyenneté numérique » selon l’universitaire Pedro Oliveira. Les organisations syndicales exigent que les personnels soient informés, formés et attentifs à leurs droits relatifs aux données. Pour John MacGabhann, président du CSEE « il est urgent de réagir en défendant et promouvant l’Éducation comme bien public ».
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